The Silent Architecture Behind Haiti’s World Cup Return
- unitymannersglobal
- Dec 13, 2025
- 4 min read
December 13, 2025
This article is available in English and French.
By Jean-Moïse Destin
Founder & Publisher, Unity & Manners Global Press LLC
Unity Sports Hub (USH)

How structure, crisis management, and global support helped a nation rise again
For decades, Haitian football has lived on the edge.
Long before the nationwide security crisis intensified in 2021, the country had never managed to maintain a fully professional league. Seasons started with energy and collapsed under political unrest, limited resources, and the absence of modern stadium infrastructure.
By 2022, the situation became even more severe. Entire regions fell under the control of armed groups, forcing clubs to halt operations. Stadiums remained closed. Academies shut down. The sport, once a national passion, entered one of the darkest periods in its history.
A modest attempt in 2023 to restart a league, by excluding high-risk zones, could not rebuild a stable national competition.
And yet, despite this total collapse of domestic football, Haiti has earned a place on the road to the 2026 FIFA World Cup.
Nothing about this qualification is accidental.
It is the product of disciplined athletes and a generation of Haitian players who compete in Ligue 1 (France), MLS, the English league system, several European divisions, and in top-flight leagues abroad, from Ecuador’s Serie A, to the Greek Super League, to the Persian Gulf Pro League in Iran.
Their experience abroad has allowed the national team to survive even when football inside Haiti has nearly stopped.
But talent alone wasn’t enough.
A decisive turning point came in November 2020, when FIFA dissolved the leadership of the Haitian Football Federation after years of administrative crises and installed a Normalization Committee.
Its mandate was strict and technical:
• restore administrative order
• secure financial management
• reorganize the national teams
• guarantee Haiti’s presence in international competitions
• rebuild basic governance standards
Since then, most national-team operations, training camps, international travel, preparation logistics, staff coordination, and youth programs, have been financed through FIFA support. This structure allowed Haiti to stand where its domestic football system could not support it.
Another crucial factor is FIFA’s historic expansion of the World Cup from 32 to 48 teams, approved in 2017 and implemented for 2026.
This reform opened a realistic path for nations outside football’s traditional power structure. For Haiti, a country rich in talent but fragile in infrastructure, it created an opportunity worth fighting for.
And the Grenadiers seized it with determination.
Today, Haiti is moving toward what would be its second appearance in a senior FIFA World Cup, the first since 1974.
In a nation where official football has nearly disappeared, this achievement carries extraordinary meaning. It proves that with structure, discipline, and global support, even countries facing political and social collapse can rise again.
This success belongs to the players.
It also belongs to those who worked quietly, with patience and responsibility, behind the scenes.
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French Version
L’architecture silencieuse derrière le retour d’Haïti en Coupe du Monde
Structure, gestion de crise et soutien mondial : les piliers d’un exploit national
Depuis plusieurs décennies, le football haïtien avance dans l’incertitude.
Bien avant l’aggravation de la crise sécuritaire de 2021, Haïti n’avait jamais réussi à installer un championnat véritablement professionnel. Les saisons débutaient avec espoir et s’achevaient brutalement sous l’effet des tensions politiques, des obstacles financiers et du manque d’infrastructures adaptées.
À partir de 2022, la situation s’est encore durcie.
Des régions entières sont passées sous le contrôle de groupes armés. Les clubs ont cessé leurs activités. Les stades sont restés fermés. Les académies ont arrêté leur travail. Le football national a traversé l’une des périodes les plus sombres de son histoire.
Une tentative en 2023 de relancer une compétition, en excluant les zones les plus dangereuses, n’a pas suffi à reconstruire une structure nationale solide.
Et pourtant, malgré cet effondrement du football local, Haïti s’est hissé sur la route de la Coupe du Monde 2026.
Rien dans cette qualification n’est dû au hasard.
Elle repose sur la discipline d’une génération de joueurs haïtiens évoluant en Ligue 1 (France), en MLS, dans le système des ligues anglaises, dans diverses divisions européennes, ainsi qu’en première division dans plusieurs régions du monde : Équateur, Grèce, Iran, entre autres.
Leur expérience internationale a permis à la sélection de rester compétitive alors que le football local est presque paralysé.
Mais le talent seul n’aurait pas suffi.
Le tournant décisif est survenu en novembre 2020, lorsque la FIFA a dissous la direction de la Fédération Haïtienne de Football après plusieurs crises administratives, et a mis en place un Comité de Normalisation.
Sa mission était claire :
• rétablir l’ordre administratif
• sécuriser la gestion financière
• réorganiser les équipes nationales
• maintenir Haïti dans les compétitions internationales
• instaurer des standards de gouvernance rigoureux
Depuis lors, la majorité des opérations de la sélection, camps d’entraînement, déplacements, logistique, programmes de jeunes, préparation des matchs, sont financées par la FIFA. Cette structure externe a permis à Haïti de tenir debout là où son système national ne pouvait plus le soutenir.
Un autre facteur déterminant est la réforme historique de la Coupe du Monde, passée de 32 à 48 équipes, approuvée en 2017 et appliquée pour 2026.
Cette ouverture a offert une véritable chance aux pays situés hors du cercle traditionnel du football mondial. Pour Haïti, riche en talent mais fragile en infrastructures, cela a créé une opportunité à saisir.
Les Grenadiers l’ont saisie avec constance et courage.
Aujourd’hui, Haïti avance vers ce qui serait sa deuxième participation à une Coupe du Monde senior, la première depuis 1974.
Dans un pays où le football officiel est presque à l’arrêt, cette qualification prend une portée exceptionnelle. Elle démontre qu’avec de la structure, de la discipline et un soutien mondial solide, même une nation en pleine crise peut écrire un chapitre qui marque l’histoire.
Cette réussite appartient aux joueurs.
Elle appartient aussi à ceux qui, dans l’ombre, ont travaillé avec sérieux, patience et responsabilité.











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